Un tient vaut mieux que deux tu l’auras
Septembre 1981, sur 700 faces de la capitale parisienne, une jeune femme sculpturale et athlétique défie fièrement les parisiens du haut de ses 4×3 mètres, les mains sur ces hanches bronzées. Une femme à moitié nue dans de la publicité française…
rien de bien nouveau, même il y a 28 ans. Et pourtant, le parisien blasé, déjà un pied dans la rentrée, daigne lever le nez. Ce ne sont ni son franc sourire, ni l’azur paradisiaque qui attirent l’attention de ce public si difficile et déjà publicritique. C’est la promesse de Myriam qui s’affiche en capitales : ‘le 2 septembre j’enlève le haut’… et le 2 septembre elle le fit… sans jeu de mots, sans détour et avec une déconcertante simplicité. Et pour continuer de jouer à ‘t’es pas cap’ avec les sceptiques, Myriam les tint encore en haleine en affirmant : ‘le 4 septembre j’enlève le bas’. Et le 4 septembre elle le fit encore. Pour cette malicieuse brunette la promesse n’était pas un vain mot, en témoigne

Myriam enlève le bas
la longévité de ce cas d’école de marketing. Premier cas de teasing publicitaire? première pub B2B ayant interpellé le grand public? Quelque soit le souvenir que l’on souhaite en garder, rappelons-nous qu’à l’instar des publicitaires créateurs de cette campagne (dont André Gallier fait partie) pour l’afficheur Avenir, une promesse publicitaire doit être une vraie promesse. Nous sommes aujourd’hui en 2009 et une 4×3 affirme que le produit « machin » est vraiment le produit qui tient ses promesses…. c’est du réchauffé, mais surtout, sans Myriam, ça fonctionne vraiment moins bien.



